dimanche 13 mai 2007
Par Admin,
dimanche 13 mai 2007 à 11:24 - Editos

"Nicolas Sarkozy"
Salle Gaveau - Second tour de l'élection présidentielle .
Dimanche 6 Mai 2007 !
Mes chers compatriotes,
En m’adressant à vous ce soir, dans ce moment qui est, chacun le comprend, exceptionnel dans la vie d’un homme, je ressens une immense émotion.
J’éprouve depuis mon plus jeune âge la fierté indicible d’appartenir à une grande, vieille et belle nation, la France. Je l’aime comme on aime les êtres chers qui nous ont tout donné. Maintenant c’est à mon tour de tout lui donner.
Ce soir ma pensée va aux millions de Français qui aujourd’hui m’ont témoigné leur confiance. Je veux leur dire qu’ils m’ont fait le plus grand honneur qui soit à mes yeux en me jugeant. digne de présider aux destinées de la France.
Ma pensée va à tous ceux qui m’ont accompagné dans cette campagne. Je veux leur dire ma gratitude et mon affection.
Ma pensée va à Madame Royal. Je veux lui dire que j’ai du respect pour elle et pour ses idées dans lesquelles tant de Français se sont reconnus.
Ma pensée va à tous les Français qui n’ont pas voté pour moi. Je veux leur dire que par-delà le combat politique, par-delà les divergences d’opinions, il n’y a pour moi qu’une seule France.
Je veux leur dire que je serai le Président de tous les Français, que je parlerai pour chacun d’entre eux. Je veux leur dire que ce soir, ce n’est pas la victoire d’une France contre une autre. Il n’y a pour moi ce soir qu’une seule victoire, celle de la démocratie, celle des valeurs qui nous unissent, celle de l’idéal qui nous rassemble. Ma priorité sera de tout mettre en œuvre pour que les Français aient toujours envie de se parler, de se comprendre, de travailler ensemble.
Le peuple français s’est exprimé. Il a choisi de rompre avec les idées, les habitudes et les comportements du passé. Je veux réhabiliter le travail, l’autorité, la morale, le respect, le mérite. Je veux remettre à l’honneur la nation et l’identité nationale. Je veux rendre aux Français la fierté d’être Français. Je veux en finir avec la repentance qui est une forme de haine de soi, et la concurrence des mémoires qui nourrit la haine des autres.
Le peuple français a choisi le changement. Ce changement je le mettrai en œuvre parce que c’est le mandat que j’ai reçu du peuple et parce que la France en a besoin. Mais je le ferai avec tous les Français. Je le ferai dans un esprit d’union et de fraternité. Je le ferai sans que personne n’ait le sentiment d’être exclu, d’être laissé pour compte. Je le ferai avec la volonté que chacun puisse trouver sa place dans notre République, que chacun s’y sente reconnu et respecté dans sa dignité de citoyen et dans sa dignité d’homme. Tous ceux que la vie a brisés, ceux que la vie a usés doivent savoir qu’ils ne seront pas abandonnés, qu’ils seront aidés, qu’ils seront secourus. Ceux qui ont le sentiment que quoi qu’ils fassent ils ne pourront pas s’en sortir doivent être sûrs qu’ils ne seront pas laissés de côté et qu’ils auront les mêmes chances que les autres.
J’appelle tous les Français par-delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi pour que la France se remette en mouvement.
J’appelle chacun à ne pas se laisser enfermer dans l’intolérance et dans le sectarisme, mais à s’ouvrir aux autres, à ceux qui ont des idées différentes, à ceux qui ont d’autres convictions.
Je veux lancer un appel à nos partenaires européens, auxquels notre destin est lié, pour leur dire que toute ma vie j’ai été européen, que je crois en la construction européenne et que ce soir la France est de retour en Europe. Mais je les conjure d’entendre la voix des peuples qui veulent être protégés. Je les conjure de ne pas rester sourds à la colère des peuples qui perçoivent l’Union Européenne non comme une protection mais comme le cheval de Troie de toutes les menaces que portent en elles les transformations du monde.
Je veux lancer un appel à nos amis Américains pour leur dire qu’ils peuvent compter sur notre amitié qui s’est forgée dans les tragédies de l’Histoire que nous avons affrontées ensemble. Je veux leur dire que la France sera toujours à leurs côtés quand ils auront besoin d’elle. Mais je veux leur dire aussi que l’amitié c’est accepter que ses amis puissent penser différemment, et qu’une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique, mais au contraire d’en prendre la tête parce que ce qui est en jeu c’est le sort de l’humanité tout entière.
Je veux lancer un appel à tous les peuples de la Méditerranée pour leur dire que c’est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation. Je veux leur dire que le temps est venu de bâtir ensemble une Union Méditerranéenne qui sera un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique.
Je veux lancer à tous les Africains un appel fraternel pour leur dire que nous voulons les aider à vaincre la maladie, la famine et la pauvreté et à vivre en paix. Je veux leur dire que nous déciderons ensemble d’une politique d’immigration maîtrisée et d’une politique de développement ambitieuse.
Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de tolérance, de liberté, de démocratie et d’humanisme, à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures, à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisés dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle.
Mes chers compatriotes, nous allons écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire. Je suis sûr qu’elle sera grande et belle, et du fond du cœur ce soir je vous dis :
Vive la République !
Vive la France !
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vendredi 4 mai 2007
Par Admin,
vendredi 4 mai 2007 à 02:00 - Exprimez-vous librement ! En sachant qu'il ne s'agit nullement d'un soutien à Nicolas Sarkozy .
Quelques petites remarques concernant madame Ségolène Royal, lors du dernier débat télévisé opposant les deux candidats !
Je suis outré, frustré, par un tel manque de sang froid ( voulu ? Sûrement !!! ) de la candidate du parti socialiste !
Quelle arrête une bonne fois pour toute, ses mensonges, en particulier concernant le sujet si sérieux des handicapés !
Une candidate, qui pour ma part, n'est absolue pas, digne d'avoir LA Fonction Suprême ! Voulez-vous réellement que cette personne gouverne notre pays ???
Elle perd son sang froid, à la moindre occasion, ne donne pas la possibilité à son adversaire de s'exprimer ! ( ni d'ailleurs aux journaliste lorsque l'on lui demande de faire court )
Monsieur Sarkozy :
" Puis-je répondre à votre question ?"
Madame Royal :
" Non !!! "
Non pourquoi ? Parce que Madame Royal serait bien embêtée d'avoir une réponse de son adversaire, qui lui connaît bien ses sujets !
Oui Madame Royal, ce n'est pas parce que nous sommes en désaccord avec vous, qu'il faut nous traîter pour des moins que rien !!!!
Vous êtes pour ma part totalement irresponsable, vous ne pouvez pas prétendre vouloir faire des réformes, améliorer nos conditions de vie, nous assurer une fin de vie digne ( dixit : nos retraîtes ), améliorer notre service publique, et nous assurer une sécurité alors que vous ne savez même pas vous même comment vous allez vous y prendre !
Ah oui !!!! J'oubliais, vous allez en discuter avec les partenaires sociaux, décidément, une phrase qui vous va bien Madame Royal, dès que vous ne savez pas répondre à une question, vous nous sortez la phrase magique ! Si les choses étaient si facile que vous voulez nous le faire croire, pourquoi votre ancien gouvernement n-a-t-il absolument rien fait concernant vos sujets favoris ?????
Il me semblerait humain et logique que vous présentiez tout de même des escuses, lorsque vous prétendez que le gouvernement sortant n'a absolument rien fait concernant la scolarisation des handicapés etc..... Faux et Archi-Faux , Madame Royal, révisez ou apprenez vos notes !
Et les retraîtes, çà bien évidemment, j'espère que tout le monde pourra avoir la chance un jour d'en profiter ! Mais c'est Vrai, avec vous, Madame Royal, il va falloir encore mettre la main au porte monnaie, puisque vous allez créer une nouvelle taxe !
Ne pensez-vous pas, que nous payons déjà suffisemment d'impôts ?????
Mais finalement, vous devez avoir raison puisque avec 4.000 € aujourd'hui nous sommes très très riche, donc taxés, et puis demain avec 3.000 € nous serons riches et toujours taxés etc....Si je décide de gagner plus, en travaillant plus, car je ne suis pas à 4.000 € par mois, avec vous c'est mission impossible !
Alors voici quelques missions impossibles me concernant !
IMPOSSIBLE : Que je vote pour vous !!!!
IMPOSSIBLE : Que vous puissiez gérer notre pays correctement et dignement !
IMPOSSIBLE : De vous faire confiance !
IMPOSSIBLE : je l'espère, que vous soyez élue au second tour !
Christophe
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jeudi 3 mai 2007
Par Admin,
jeudi 3 mai 2007 à 12:10 - Editos
POUR QU'ENSEMBLE TOUT DEVIENNE POSSIBLE !
Dimanche comme vous le savez c'est le deuxième tour de l'élection présidentielle. Nous nous sommes beaucoup engagés dans cette campagne car nous croyons profondément dans la capacité de Nicolas Sarkozy à réformer la filière vitivinicole et notre pays.
Il est tout d'abord le seul candidat à avoir l'expérience et la stature internationale pour diriger un pays comme la France.
Il est le seul à avoir l'énergie et le courage suffisants pour entreprendre les réformes importantes pour nos métiers. Ainsi dans le programme de Nicolas Sarkozy, un certain nombre de propositions concrètes seront utiles à la filière viticole : la revalorisation du travail, l’ouverture du débat sur la TVA sociale, la réforme des droits de succession, l’autorisation de la promotion des vins...
Enfin, il est le seul à réaliser une synthèse parfaite des différentes aspirations qu'expriment les Français. Il défend fièrement les valeurs de notre république fondée sur la liberté, la justice, le travail, et le mérite. Mais également, il sait que la France ne peut pas vivre repliée sur elle-même et qu'il y a une exigence à s'ouvrir au monde du XXIème siècle.
Alors Dimanche ne vous faites pas voler vos rêves, profitez de cette élection passionnante pour faire un vote de conviction et non un anti-vote. Sachez que l'on ne vote pas à une élection présidentielle seulement pour des propositions mais aussi et surtout pour une vision, pour un projet de société, pour des valeurs.
Pour notre part, Dimanche nous voterons Nicolas Sarkozy pour que tout redevienne possible en France! Ce vote nous engagera pour l'avenir de la filière vitivinicole.
Luc BUSIN
Le 6 mai, aucune voix ne doit manquer à Nicolas Sarkozy
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Par Admin,
jeudi 3 mai 2007 à 11:39 - Réflexions
Fédérant quelque 65 Régions européennes viticoles de 15 pays, l’AREV est le porte-parole des décideurs politiques ainsi que des représentants professionnels de ses membres et à ce titre, de la très grande majorité des responsables de la viticulture européenne.
Nécessité de la réforme
L’AREV soutient les efforts de la Commission visant à réformer le marché vitivinicole de l’Union Européenne et, au regard de la mondialisation croissante, à l’adapter aux exigences de la concurrence de nouveaux opérateurs dans le monde. A cet égard, il convient de renforcer et développer les particularités de la politique vitivinicole européenne, notamment sa multi-fonctionnalité. L’AREV demande, en raison du caractère pérenne de la viticulture, la mise en place – à travers le redéploiement du budget actuel – d’une politique offensive et cohérente qui assure aux producteurs de vin et à tous les intervenants sur le marché un cadre juridique sécurisant sur le long terme. L’AREV soutient les principes cardinaux que le Parlement Européen a énoncés dans sa prise de position sur la réforme de l’organisation commune du marché.
Spécificité de la viticulture dans l’agriculture
L’AREV souligne que la viticulture et le marché du vin présentent beaucoup de particularités qui rendent nécessaire une organisation de marché spécifique. Les instruments de la PAC, notamment le découplage des aides, ne sont pas en adéquation avec les exigences d’un secteur dynamique axé sur le marché comme la filière vitivinicole. L’AREV refuse donc que le marché du vin soit soumis à une organisation de marché unitaire valable pour toutes les productions agricoles ainsi que le transfert des moyens du premier au second pilier. Dans de nombreuses Régions d’Europe, la viticulture relève d’une organisation professionnelle à part et indépendante de l’agriculture, ce qui rend nécessaire une réglementation spécifique.
Diversité des viticultures régionales en Europe
La viticulture et le vin façonnent et préservent les paysages de nombreuses Régions d’Europe. La grande diversité de la viticulture européenne ne peut être prise en compte de façon adéquate par une organisation de marché centralisée. C’est pourquoi l’AREV exige qu’en application des principes majeurs de subsidiarité et de responsabilisation, des marges de manœuvre soient transférées aux Régions et aux organisations professionnelles régionales dans la gestion de leur politique viticole : les Régions doivent pouvoir cogérer la répartition des subventions européennes sans perdre de vue l’objectif visé par la politique agricole commune. C’est là une disposition essentielle permettant de reconnaître la diversité régionale en Europe et de la mettre en valeur comme atout du modèle européen.
De même, les méthodes de vinification étant en Europe très diverses et le fruit de longues traditions, il convient de les maintenir tout en examinant, sur la base des recommandations de l’OIV, les pratiques innovantes sous les aspects de l’intérêt des consommateurs, de l’amélioration de la qualité, de la différentiation des produits et du renforcement de la compétitivité avec les vins des pays tiers.
Réglementation des plantations
L’AREV refuse la libéralisation des plantations en Europe, car elle conduirait à l’abandon massif des vignobles aux conditions d’exploitation difficiles et à une délocalisation vers les zones favorables. Il s’ensuivrait une perte d’identité irréparable pour de nombreuses Régions d’Europe.
Nécessité d’un observatoire de la viticulture
L’AREV réitère sa demande visant à la création d’un observatoire de la viticulture européenne chargé de suivre dans l’ensemble des Régions l’évolution des surfaces plantées, de la production, de la mise en marché, de la consommation ainsi que l’impact socio-économique de la viticulture sur la ruralité. Cet observatoire permettra de prévenir les crises menaçant le marché européen et, sur la base des résultats des études de marché, de développer des stratégies prometteuses pour la viticulture européenne. Pour sa réalisation, il convient de tirer partie de l’expertise des institutions existantes et de leur mise en réseau.
Communication
La Commission doit prioritairement créer les conditions permettant d’améliorer et de renforcer la compétitivité et la durabilité du secteur viticole européen sur le marché intérieur comme sur le marché mondial. Au nombre de ces mesures offensives figurent le soutien aux efforts visant à améliorer la qualité ainsi qu’une politique de communication active – tant en Europe que dans le monde – en faveur du vin européen et prônant les bienfaits pour la santé d’une consommation modérée et régulière de vin (normes OMS) comme le recommandent de nombreuses études scientifiques et médicales. Ceci va aussi dans le sens des exigences de la Commission et du Parlement en vue d’un usage responsable de l’alcool, et justifie donc le soutien public de campagnes de promotion en faveur du vin.
Modèle européen
Il importe particulièrement de renforcer les atouts et les stratégies des producteurs de vin européens. Parmi ceux-ci figurent la tradition unique au monde de la viticulture européenne, la préservation du système écologique correspondant, ainsi que l’importance économique, culturelle et touristique du secteur, qui se fonde sur le lien étroit entre le viticulteur, le terroir et l’appellation avec ses règlements. Tout ceci se reflète dans les appellations des vins de qualité. A cet égard, il n’est pas judicieux de modifier la présentation de la catégorie des vins de table, car cela conduit à affaiblir la position des vins de qualité bénéficiant d’une indication géographique. Le nivellement et la standardisation des vins comme le préconise la Commission selon le modèle des producteurs du Nouveau Monde ne constituent pas une solution d’avenir pour l’Europe.
La viticulture et la filière viticole jouent un rôle économique essentiel dans de nombreuses Régions européennes. C’est principalement le cas dans les Régions où il ne s’offre guère d’alternatives en matière de production agricole, notamment dans les zones de montagnes et à forte pente. La filière viticole est créatrice d’emplois et de valeur ajoutée au niveau régional. Les vignobles façonnent en outre les paysages et constituent un élément important de la vie culturelle rurale. A ce titre, ils sont un facteur essentiel de l’attrait touristique de la Région. L’importance économique de la viticulture dépasse ainsi de beaucoup, pour toute Région, le simple produit de la vente du vin.
Arrachage
L’AREV s’oppose à l’arrachage massif de surfaces plantées. Les mesures d’arrachage n’ont de sens que là où on ne peut produire que des vins de faible qualité sans débouchés sur le marché. L’arrachage doit être pour le viticulteur une mesure volontaire. C’est aux États et aux Régions d’en fournir le cadre. Son financement peut relever de l’enveloppe nationale prévue dans le budget de la future organisation commune du marché. En outre, les États et Régions ne peuvent mettre en œuvre de programmes d’arrachage tant qu’il n’y aura pas une connaissance exacte des surfaces effectivement plantées, et qu’ils n’auront pas fait en sorte que les plantations illégales soient arrachées.
Degré minimum
Le vin, tel qu’il est défini dans la Charte du Vin de l’AREV, est le produit de la vigne. Son degré résultant de la maturité végétative, la suppression du degré naturel minimum lors de la vendange porte atteinte à la qualité des vins.
Importations de moûts et vins
Les moûts et les moûts concentrés ne doivent pas devenir une matière première destinée à la production de vins anonymes. L’AREV refuse avec la plus grande fermeté l’importation et la vinification de moûts des pays tiers pour en faire des vins en Europe – comme le coupage de vins de pays tiers avec les vins de l’UE.
Distillations
La distillation de crise ne remplit plus sa fonction initiale d’instrument de gestion de crise. En revanche, les subventions accordées à la distillation des sous-produits, surtout des lies, contribuent à protéger le marché du vin contre les fraudes, et constituent une mesure environnementale importante. L’AREV se prononce aussi en faveur de la possibilité de l’élimination des sous-produits par un compostage maîtrisé, comme il est déjà pratiqué dans certains États membres.
Les subventions relatives à la distillation de l’alcool de bouche peuvent être réduites de façon dégressive et disparaître au bout de quelques années. La production traditionnelle de vins mutés bénéficiant d’appellations d’origine contrôlée devrait continuer à être prise en compte.
Organisation Mondiale du Commerce
L’AREV se déclare favorable à l’ouverture des marchés dans le monde. Leader absolu dans le secteur du vin, l’Union Européenne se doit d’agir en tant que tel et d’user de sa position de force. Les mêmes règles du marché doivent s’appliquer à tous. L’UE doit veiller à l’application de ce principe aussi bien dans la réforme de l’OCM que dans les accords bilatéraux ou multilatéraux. Elle doit en particulier combattre énergiquement les entraves douanières, les désavantages fiscaux et le protectionnisme administratif. L’UE doit également s’employer à défendre, en Europe et dans les pays tiers, les indications géographiques et les appellations d’origine par la création d’un registre multilatéral pour les vins et spiritueux dans le cadre des négociations de l’OMC et des accords ADPIC.
Compétences institutionnelles
L’AREV s’oppose catégoriquement à tout transfert de compétences du Conseil à la Commission.
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vendredi 27 avril 2007
Par Admin,
vendredi 27 avril 2007 à 09:54 - Exprimez-vous librement ! En sachant qu'il ne s'agit nullement d'un soutien à Nicolas Sarkozy .
Par Patrick DUSSERT GERBERT
N’y avait-il pas un film (ou livre) qui s’appelait le “bal des faux-c…” ? En tout cas, ce titre semblerait bien aller au débat que sont en train de mijoter Royal et Bayrou.
Et puis quoi, encore ? Pourquoi pas un débat Sarkozy-Le Pen ? Ce serait inadmissible en effet qu’un adversaire éliminé au 1er tour continue d’intervenir pendant la campagne du second (on est en pleine 4e République, compromissions, marchandage…).
Notre cher Bayrou prend le “melon”, un vrai “souverain” qui daignerait donner un peu de son temps pour nous conseiller tel ou tel vote, et surtout un vote de gauche, on commence à le comprendre. Pourquoi faire un débat si ce n’est pour avaliser ce qu’ils sont déjà en train de monnayer.
On est bien loin de la hauteur que devraient avoir des prétendants à diriger la France, la 5e puissance mondiale. On les imagine bien, les 2, Bayrou et Royal, face à de vrais durs, eux, que sont Poutine ou Bush…, face à une crise en Palestine ou à des menaces terroristes.
Mea culpa, donc, j’ai cru (ou voulais croire) il y a 3 mois que Bayrou avait de bonnes idées. Maintenant, on se rend compte que son seul objectif est de s’acoquiner avec celle qui lui donnerait des gages et de se venger de Sarkozy pour je ne sais quoi.
Avec celle qui n’a fait qu’insulter et critiquer Sarkozy hier soir sur France 2 au lieu de nous proposer un projet (Sarkozy était formidable sur Tf1, un vrai chef d’Etat)…
Bayrou est-il sûr que ses électeurs sont vraiment pour les 35h de Royal (et puis les 32, et les 30…), pour augmenter les charges des entreprises, les impôts, l’assistanat… est-il sûr que ses électeurs partagent les idées des troskystes purs et durs (10% quand même, c’est-à-dire un bon 1/4 des votants de Ségolène), bref pour une politique de classes et de régression alors que l’Allemagne et l’Angleterre font tout le contraire et que Sarkozy nous propose une France volontaire, active, prometteuse.
Allez, Nicolas, on est avec toi, aujourd-hui plus qu’hier, et bien moins que demain.
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lundi 23 avril 2007
Par Admin,
lundi 23 avril 2007 à 15:07 - Réflexions

Il est toujours intéressant de comparer les réponses faites par les candidats, sur une même question, à des publics différents... Voici donc la réponse faite par
Ségolène Royale, d'une part au professeur Got, de l'association "sécurité sanitaire", au sujet de la consommation de vin, et d'autre part, aux viticulteurs...
Ségolène Royale écrit au Professeur Got, et aux membres de l'association "sécurité sanitaire", adeptent du "zéro alcool" :
"Chacun connaît aussi les ravages de l’alcoolisme dans notre pays. Là encore, je tiens particulièrement à ce que l’on applique précisément la loi Evin, telle qu’elle était à l’origine.
Bien évidemment, je serai très ferme sur la réglementation publicitaire, afin de ne pas exposer les enfants et les adolescents aux tentations de la consommation précoce d’alcool. Dans le même sens, je veux intervenir sur l’omniprésence dangereuse des distributeurs d’alcool en milieu universitaire et dans les lieux festifs dédiés aux jeunes.
Je veux aussi renforcer l’information en direction des femmes enceintes.
L’information aux consommateurs est une nécessité dans la stratégie de prévention que je veux mettre en place. Cette stratégie appelle la concertation des différents acteurs concernés pour que nous sachions rendre ces dispositions efficientes.
Je veux aussi que l’on sorte de l’opposition factice entre la défense légitime des intérêts des viticulteurs et la santé publique. Ce n’est en aucun cas le renforcement des mesures visant à lutter contre les ravages de l’alcoolisme qui met en péril l’avenir de notre belle viticulture. D’une part, la surconsommation d’alcools concerne tous les produits alcoolisés et pas uniquement le vin. D’autre part, l’essentiel de la crise que la viticulture traverse tient à la fragilité de ses stratégies commerciales dans le cadre de la mondialisation.
Le Conseil de la Modération et de la Prévention n’apporte pas de solution à la filière viticole et son action ne me semble pas aller dans le sens d’une politique de santé transparente."
Programme de Ségolène Royale envoyé aux viticulteurs : "Promouvoir l’image du vin :- Promouvoir l’image du vin comme produit culturel, festif et convivial, - éduquer tous les publics à une consommation modérée et responsable comme le définit l’Organisation mondiale de la santé. Il faut arrêter de diaboliser le vin, encourager l’oenotourisme afin de faire mieux connaître aux visiteurs étrangers la qualité et la variété de nos vins et de nos terroirs."
Le programme de la candidate, envoyé aux viticulteurs n'est pas applicable si les engagements promis au professseur Got sont tenus!
En effet, la loi Evin, remise dans sa version d'origine ne permet pas aux viticulteurs de communiquer sur un produit "culturel, festif et convivial"! La "culture", la "fête" et la "convivialité" sont banis par la loi de toute communication sur le vin. A chaque fois que ces thèmes sont utilisés dans une campagne pour le vin, l'ANPAA et le professeur Got porte plainte en justice!
Par ailleurs, selon des observateurs indépendants, et contrairement à ce qu'affirme Madame Royal, la crise viticole française est due notamment à l'effondrement de la consommation en France. Cet effondrement est du notamment à l'application de la loi Evin qui, depuis sa création, a vu diminuer la consommation de vin de 30%, alors que, dans le même temps, la consommation d'alcool augmentait de 13%!!! Aujourd'hui, plus d'1 français sur 2 ne consomme jamais de vin... La prétendue "lutte contre l'alcoolisme", en prenant le vin comme bouc émissaire systèmatique, a eu comme effet de dissuader nos concitoyens d'un consommation modérée et régulière de vin, qui, pourtant, est bénéfique pour la santé! (cf les travaux du Professeur Renaud, du
Professeur Belpomme, du Professeur Orgogozo, etc...)
Le conseil de la modération et de la prévention pourrait très bien permettre une communication entre les professionnels et assurer une transparence... Mais le problème est que l'ANPAA et les amis du Professeur Got refusent d'y sièger! Au lieu de leur demander de sièger, la candidate socialiste leur donne raison en annonçant qu'elle supprimera cette instance de concertation!
Voilà comment d'un salon à l'autre on sert aux uns et aux autres les propos qu'ils souhaitent entendre...le tout sans aucune cohérence!
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Par Admin,
lundi 23 avril 2007 à 14:42 - Editos
23-04-2007
Un nouveau rêve, un nouvel élan
Mes chers compatriotes,
Ce soir, le peuple français s’est exprimé. Il l’a fait avec clarté.
Après tant de scrutins marqués par la montée de l’abstention, ce premier tour de l’élection présidentielle est une victoire pour notre démocratie. En se rendant massivement aux urnes, les Français ont exprimé leur volonté de ne laisser personne décider à leur place.
En me plaçant en tête de ce premier tour et en plaçant Madame Royal en deuxième position, ils ont marqué clairement leur souhait d’aller au bout du débat entre deux idées de la nation, deux projets de société, deux systèmes de valeurs, deux conceptions de la politique.
Ce débat, nous avons la responsabilité, Madame Royal et moi, de faire en sorte qu’il se déroule dans la clarté, dans la sincérité et dans le respect des personnes. Nous avons le devoir de donner à travers ce débat une image de dignité qui soit à la hauteur de la dignité de la fonction présidentielle. Pour ma part je ne changerai pas de ligne de conduite. Je veux dire à Madame Royal que je la respecte et que je respecte ses convictions et que je souhaite que le débat de ce second tour soit véritablement un débat d’idées. Les Français l’attendent depuis trop longtemps, le réclament avec trop de force pour qu’il soit dénaturé.
Aux 11 millions d’électeurs qui ont voté pour moi au premier tour parce qu’ils se sont reconnus dans les idées que j’ai exprimées, je veux dire merci du fond du cœur. Ils m’ont fait confiance. Je ferai tout pour être digne de cette confiance.
Tout au long de la campagne, j’ai souhaité m’adresser à tous les Français au-delà des partis. J’ai voulu parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux artisans, aux agriculteurs, à la France qui donne beaucoup et qui ne reçoit jamais rien, à la France qui est exaspérée et qui souffre, celle des banlieues en difficulté, des bassins industriels en déclin, des cantons ruraux abandonnés.
J’ai voulu mettre au cœur de la politique des valeurs comme l’identité nationale, l’autorité, le travail, le mérite. J’ai voulu parler de morale. J’ai proposé la revalorisation du travail, l’école de l’excellence, la moralisation du capitalisme financier, la révolution du développement durable. J’ai dit que ma priorité était de donner à chacun le moyen d’accomplir ses rêves, de réaliser ses ambitions, de réussir sa vie.
Ces principes sont le fondement de mon projet politique. Quels que soient les obstacles, je n’y renoncerai pas, je ne les renierai pas parce que je suis profondément convaincu que l’avenir de notre pays, sa prospérité, sa place dans le monde en dépendent. Comme en dépend le bonheur des Français.
Dans les 15 jours qui restent avant le second tour, je veux dire à tous les Français qui ont peur de l’avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure, que je veux les protéger.
Je veux les protéger contre la violence, contre la délinquance, mais aussi contre la concurrence déloyale et les délocalisations, contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre l’exclusion. Je veux leur redonner le goût d’entreprendre, d’innover, le goût de l’aventure et du risque. Je veux pouvoir leur parler de protection sans être accusé de protectionnisme, comme je veux pouvoir leur parler de la nation sans être accusé de nationalisme.
Je veux parler à tous ceux que la vie a brisés, aux accidentés de la vie, à ceux qu’elle a usés, à ceux qui sont dans la détresse. Je veux parler aux malades, aux handicapés, aux personnes âgées, à ceux qu’une pression trop forte a épuisés, à ceux qui ont trop souffert. Je veux leur redonner de l’espérance. Je veux leur dire que la France dont je rêve est une France qui ne laisse tomber personne, une France qui est comme une famille où le plus faible, le plus vulnérable, le plus fragile a droit a autant d’amour, autant de respect, autant d’attention que le plus fort, une France où même dans celui qui n’a plus de force on reconnaît la dignité de l’homme et du citoyen.
Je veux m’adresser à tous les Français pour leur dire que la société du plein emploi est un moyen et que l’objectif c’est la société de la pleine citoyenneté. Je ne souhaite qu’une chose : rassembler le peuple français autour d’un nouveau rêve français, celui d’une République fraternelle où chacun trouvera sa place, où personne n’aura plus peur de l’autre, où la diversité sera vécue non comme une menace mais comme une richesse.
Cette France fraternelle, c’est celle qui m’a tout donné. Je lui dois tout. Et à mon tour je veux tout lui rendre. Cette France fraternelle j’invite tous les Français de bonne volonté quelles que soient leurs origines, leurs croyances, leurs partis à s’unir à moi pour qu’ensemble nous puissions la bâtir.
Vive la République !
Vive la France !
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mercredi 18 avril 2007
Par Admin,
mercredi 18 avril 2007 à 11:31 - Exprimez-vous librement ! En sachant qu'il ne s'agit nullement d'un soutien à Nicolas Sarkozy .
Halte aux arrachages de vignobles définitifs
Le Parlement Européen a demandé une étude approfondie sur les propositions de la Commission Européenne concernant la future OCM vin (Organisation Commune de marché des vins) à l’Unité Mixte de Recherche: Marchés, Organisations, Institutions et Stratégies d’Acteurs (MOISA) de l’INRA France qui a fait appel à de nombreux experts internationaux . Toutes les propositions de la Commission sont longuement étudiées, dans leurs effets immédiats et à plus long terme, dans leurs interactions avec la production et le marché mondial des vins. L’ensemble de ces données fondamentales peuvent être retrouvées à l’adresse suivante : http://www.ipolnet.ep.parl.union.eu/ L’étude MOISA a conclue que l’interdiction de la chaptalisation contenue dans les propositions de la Commission pour la future OCM était pleinement justifiée.
Le Parlement Européen a débattu des résultats de l’Etude MOISA le et la rapporteur Katerina Batzeli, députée Grecque PSK, a fait voter, le 16/02/2007 un texte approuvant la presque totalité des propositions et conclusions du rapport MOISA sauf l’interdiction de la chaptalisation, qui a fait l’objet dans ses conclusions d’un long justificatif. Cette décision du Parlement compromet l’ensemble de ses propositions de modification de la future OCM vin, contenues dans le rapport MOISA, car l’équilibre budgétaire présenté au Parlement résultait de la suppression de la chaptalisation et des subventions accordées à l’élaboration de moûts concentrés rectifiés (MCR), qui dans l’état actuel de l’OCM vin de 1999 est l’une des dépenses les plus importantes du budget vin européen, dont l’Italie est la principale bénéficiaire. Les subventions aux MCR ne sont justifiées que par l’autorisation de chaptalisation.
Il semble que la France et ses représentants professionnels viticoles aient été parmi les acteurs principaux de ce refus du Parlement d’accepter la suppression de la chaptalisation. Ont-ils mesuré les conséquences de leur lobbying ? On peut en douter !!!
Pourquoi ??
L’étude, commandée par la Commission Européenne, sur les effets de la chaptalisation dans la constitution des excédents vinicoles de l’Europe des 15, avait, naguère, estimé à environ 15 Millions d’hl de vin les volumes créés en Europe des 15 par la chaptalisation. (Rapport sur l’étude économique de l’enrichissement du vin, soumis à la Commission des
Communautés européennes, Programme Agrimed, 2006. Dubos Montaigne)
Qu’en sera –t-il dans l’Europe des 25, alors que la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie sont dans la zone ou la chaptalisation est autorisée, et que des groupes multinationaux sont en train d’investir massivement, dans ces pays, dans une viticulture industrielle. (Cette situation a été confirmée par un vigneron slovène à l’assemblée des Vignerons d’Europe à Montpellier le 13/04/2007) L’excédent moyen des vins de l’UE à 15 était estimé à 17 millions d’hl annuels, et cette estimation justifie l’arrachage définitif des 400 000 ha. demandés par la Commission.
Quels sont les liens entre la chaptalisation et l’arrachage ?
La justification morale de la chaptalisation est l’amélioration qualitative, mais son application sur le terrain est spéculative et quantitative. Lorsque Dubos et Montaigne en ont étudié les effets sur la production, ils ont comparé les résultats des méthodes adductives (ajout de sucre de betterave) et ceux des méthodes soustractives, concentration évacuant l’eau des moûts de raisin. C’est la différence entre les deux méthodes qui donne ces 15 millions d’hl créés en Europe à 15 par la chaptalisation, sachant que la chaptalisation permet en fait à des vins non consommables de le devenir. Les vignerons chaptaliseurs considèrent, en fait, le sucre de betterave comme une rente et un avantage acquis.
Brève histoire :
La pratique de l’enrichissement, en particulier l’usage du sucre de betterave a, depuis plus d’un siècle, fait l’objet de débats quant à son rôle dans les excédents viticoles. Pendant la crise de 1907, le grand débat professionnel et politique était l’usage du sucre de betterave dans l’élaboration des vins et les taxes devant en limiter l’usage. (http://1907latevoltevigneronne.midiblogs.com )
Dès 1929, la partition de la France entre deux secteurs, était structurée autour de la chaptalisation: Celle-ci était interdite pour les vins de table et les régions méridionales, autorisée pour les vins d’Appellation des régions septentrionales. La chaptalisation était historiquement prohibée à Bordeaux , la loi du 4 août 1929 avait interdit en France la chaptalisation (sucrage en première cuvée) pour tous les départements du ressort des Cours d'Appel d'Aix, de Nîmes, de Montpellier, de Toulouse d'Agen, de Pau et de Bordeaux. Ceci jusqu'en 1972 (loi du 22.04) C'est au moment de la négociation de la politique européenne que Bordeaux a saisi l'opportunité politique d'obtenir d'être intégré dans les départements chaptaliseurs, ce qui a entraîné également certaines AOC du Sud Ouest....
Le rapport Murret-Labarthe présenté à l’ONIVINS dans les années 1970 a préconisé l’application de la «loi unique», il s’agissait de compenser l’écart du prix du sucre d’origine exogène (betterave) et celui du sucre endogène (MC, MCR) plus coûteux, pour mettre tous les viticulteurs sur un pied d’égalité économique. Cette disposition a été reprise lors de la mise en place de l’OCM vin de 99. L’Italie, refusant la chaptalisation dans son territoire a fortement développé les MCR et a obtenu de l’UE des versements compensatoires très importants. Cependant à l’occasion des crises d’excédents, la question est revenue en discussion. L’enjeu économique principal résulte du fait que la chaptalisation est une méthode qui augmente les volumes de production. Elle rend commercialisables des volumes qui ne l’étaient pas du fait de leur degré insuffisant en transformant en alcool du sucre exogène, il s’y ajoute le fait que les contrôles sur les quantités réellement employées sont difficiles. Le recours aux MC et MCR et plus récemment à l’osmose inverse, sont au contraire des méthodes qui éliminent une partie de l’eau et réduisent en conséquence les volumes.
L’expérience acquise sur la question de la chaptalisation et de l’enrichissement, et les premières réactions de certaines organisations, à la suite des propositions de la Commission montre qu’un compromis sur ce sujet reste toujours difficile à atteindre.
Cette situation ne peut plus être justifiée :
1°- Le réchauffement climatique : La réalité du réchauffement climatique était contestée jusqu’à 2006, elle ne l’est plus, c’est maintenant la presque unanimité de la communauté scientifique mondiale, qui l’admet, la nécessité d’une compensation alcoolique dans les vins est moins justifiée. Ce réchauffement entraîne une révolution dans les besoins de la Société, le développement des Bio Carburant entraînera l’orientation des productions agricoles, et le débouché des sucres de betterave dont le prix augmentera, sera plus la consommation humaine que la chaptalisation.
2°-La position de l’OIV et des USA
La gouvernance mondiale de la viticulture était pleinement exercée par l’OIV jusqu’en 2001, date du retrait des USA, ses décisions sont prises à l’unanimité, et la chaptalisation n’a jamais été admise par cette instance internationale, (reconnue par la FAO et l’ONU), ce qui place la France en situation inconfortable dans d’autres négociations vinicoles. Les pratiques oenologiques européennes contestées, dont la chaptalisation ont été l’un des facteurs du retrait en 2001 des USA de l’OIV. Ce retrait a entraîné, le rapprochement du secteur vinicole des USA et d’autres pays viticoles de l’hémisphère sud, des positions vinicoles de l’OMC, qui sont pour beaucoup d’entre elles en contradiction avec celles de l’OIV.
3°-Le débat international sur les terroirs. Lors de la réunion des Vignerons d’Europe à Montpellier les 13/14/15 avril 2007, un atelier Terroir a conclu, que seule la mise en valeur des terroirs auprès des consommateurs, permettrait de maintenir une viticulture familiale de qualité dans les zones a petits rendements, aux structures de production modelées par la nature, interdisant toute industrialisation de la production. C’est la seule solution de maintenir une population dans ces secteurs. Cette mise en valeur doit correspondre à une authenticité de la production excluant tout moyen adjuvant, en particulier la chaptalisation.
4°- La lutte contre l’alcoolisme est devenue dans nos sociétés développées une action quotidienne banalisée. Il deviendra de plus en plus incompréhensible pour le consommateur, que l’on ajoute dans l’élaboration de certains vins du sucre ne provenant pas du raisin pour accroître les quantités d’alcool dans ces vins. L’information du consommateur (étiquetage sur les composants du vin) devra comporter une mention précisant l’ajout de sucre exogène au moût de raisin.
5° La chaptalisation entraîne une concurrence déloyale entre vignobles. Il faut sortir de l’ambiguïté actuelle signalée plus haut, la chaptalisation serait utile à l’amélioration qualitative, alors que pratiquement elle sert surtout à obtenir le rendement maximum autorisé par la réglementation. La démonstration est facile, il suffit de comparer le rendement agronomique moyen des zones viticoles ne chaptalisant pas, par rapport au rendement moyen des zones chaptalisant.
En conclusion : Jusqu’à présent, la pression politique des régions utilisatrices du saccharose a
été suffisante pour maintenir cette anomalie européenne. Si, d’un point de vue technique,
l’enrichissement est justifié par les fluctuations des conditions climatiques, d’un point de vue
économique, rien ne justifie le choix de l’une ou de l’autre méthode si ce n’est l’écart de coût de
la matière première. Réduire la dépense budgétaire est possible en supprimant l’aide aux MCR rendant illégale l’utilisation du sucre exogène. Le débat sur les normes, en particulier à l’OMC. serait facilité, les pays du nouveau monde interdisent l’usage du saccharose. Ce choix est justifié par la définition légale du vin et les décisions implicites de l’OIV, le vin doit être obtenu sans ajouts de produits exogènes.
La suppression de la chaptalisation en Europe, parfaitement justifiée par de nombreuses raisons sus indiquées, rétablissant l’équilibre du marché, permettrait d’éviter une grande partie des arrachages définitifs programmés dans les propositions d’OCM de la Commission Européenne.
L’arrachage massif et indifférencié, tel qu’il est proposé, est très critiqué: il
est inefficace dans une Europe ouverte commercialement sur le monde, c’est un signal donné aux
concurrents pour qu’il continuent à planter des vignes dans des terrains neufs. La démarche est en totale contradiction avec la politique de ces dernières années. L’arrachage apparaît comme la seule possibilité de solution de court terme pour les vignerons en difficulté. L’arrachage fait disparaître une culture peuplante et écologique, sans alternative, dans des régions qui seront des déserts. C’est tout à fait contraire aux objectifs européens. Nos responsables politiques et professionnels devraient d’urgence réviser leurs options sur ces sujets, sinon ils s’exposent à ce que leurs mandants leur demandent des comptes.
Jean Clavel-16/04/2007
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mardi 17 avril 2007
Par Admin,
mardi 17 avril 2007 à 09:59 - Editos

Madame la Présidente,
Vous trouverez ci-dessous les réponses au questionnaire que vous avez bien voulu m’adresser :
Question 1 : image du vin, développement économique
Je pense que le vin est au carrefour de deux idées fortes.
La première a trait au patrimoine. Posséder une telle diversité de vignobles, d’appellations, de productions de qualité est une vraie richesse et une réelle fierté. Je veux donc encourager tout ce qui concourt à mettre en valeur ce patrimoine.
La seconde a trait à son importance économique. Le vin est le cinquième produit français le plus exporté : il contribue donc à réduire notre déficit commercial et est, comme vous le soulignez, un atout économique majeur pour notre pays, mais aussi pour de nombreuses régions et bassins de production. Je sais aussi que de nombreux viticulteurs ne trouvent plus une rémunération suffisante. La question de la répartition des profits et du juste prix se pose, autant pour les opérateurs de la filière que pour le consommateur. Je veux que les producteurs s’organisent, que la filière soit le lieu d’une concertation renforcée et qu’elle favorise un meilleur partage de la valeur ajoutée.
La France est et doit rester le pays de référence du vin. Cela signifie que nous devons mettre un terme rapide à la crise que connaît notre vignoble. La surproduction n’existe que parce que nous avons des difficultés à aller chercher les consommateurs, qui sont pourtant de plus en plus nombreux. Plutôt qu’un arrachage obligatoire, nous devons nous efforcer de mettre en place les conditions d’adaptation de notre offre à la diversité des goûts des consommateurs tant au niveau national qu'hors de nos frontières, sans renoncer à notre production d’excellence et à nos garanties de qualité. Notre offre doit être plus lisible, plus simple, plus compréhensible par toutes les catégories de consommateurs. Le vin n'a jamais été réservé à une élite, c'est une boisson populaire.
C’est vrai, la concurrence internationale s’est accrue. Mais regardons aussi notre potentiel et notre savoir-faire. Nous avons le meilleur vin au monde : nous pouvons retrouver les parts de marché que nous avons perdues, pour peu que nous fassions des efforts supplémentaires en termes de marketing, notamment à l’export.
Une grande partie de la solution à la crise doit venir de la profession elle-même. Face à un monde nouveau, avec de nouveaux producteurs et aussi de nouveaux consommateurs, des adaptations sont nécessaires. Le temps n'est plus aux querelles de clochers qui n'amusent que nos concurrents. Je veux dire à la filière qu’elle pourra compter sur moi pour apporter tout l’appui nécessaire à cette reconquête. Nous devons avoir des programmes ambitieux pour l'export. L'Etat sera là pour soutenir ces efforts.
Question 2 : santé publique
La politique de santé publique en matière de lutte contre l’alcoolisme doit clairement s'attaquer aux conduites à risque. La difficulté tient au fait qu’un grand nombre de nos concitoyens assimilent les conduites à risque à la seule ébriété. Or, les seuils de l’OMS sont très clairs : au-delà de deux verres quotidiens par jour pour les femmes et trois pour les hommes, la santé se dégrade. Je ferai en sorte que la politique de lutte contre l’alcoolisme soit plus claire. Elle n’en sera alors que plus efficace. Par ailleurs, je souscris pleinement au fait que nous sommes sans doute insuffisamment actifs pour prévenir certaines conduites très dangereuses, notamment chez les jeunes.
Question 3 : concept de modération et politique de prévention
Les Français sont désormais familiers du concept de modération. Mais il n’est pas sûr qu’ils sachent ce que cela signifie vraiment. En ayant une communication plus claire sur le vin, sur les seuils à respecter, mais aussi sur l’absence de nocivité de cette consommation modérée, je pense qu’on gagne sur les deux tableaux : la modération et la consommation. L’enjeu n’est pas d’augmenter le nombre des gens qui ne boivent pas, mais de faire en sorte que chacun boive modérément.
S’agissant du conseil de la modération et de la prévention, je constate qu’il n’a jusqu’à présent pas pu fonctionner dans les conditions fixées par décret. Je pense qu’avant de porter un jugement sur cet organe de concertation et de dialogue, il faut le voir fonctionner. C’est pourquoi tous les acteurs concernés – je fais ici référence aux associations de prévention – doivent y siéger. Après nous aviserons en évaluant son activité. Mais il n’est bien sûr pas question de renoncer aux impératifs de santé publique ou de sécurité routière.
Question 4 : fiscalité
Il ne me paraît pas opportun d’augmenter la fiscalité sur le vin. A l’heure du nécessaire redressement de la filière, renforcer la taxation du vin serait contre productif. La lutte contre l’alcoolisme passe par d’autres moyens. Quant à l'affectation des produits de la fiscalité actuelle, je n’y suis pas favorable par principe. Si chacun se met à affecter les taxes à tel ou tel secteur, il n’y a plus de budget général possible. En revanche, la politique en faveur de la traçabilité et de la qualité doit en effet être dotée de moyens suffisants si nous voulons préserver l’excellence de notre production.
Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer dans votre publication et je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes respectueux hommages.
Nicolas Sarkozy
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Par Admin,
mardi 17 avril 2007 à 09:45 - Réflexions

Sarkozy promet de "faire aussi la rupture" dans la viticulture française CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE (Vaucluse), 14 avr 2007 (AFP) - Nicolas Sarkozy a promis de "faire aussi la rupture" dans le domaine de la viticulture, car "c'est une question de vie ou de mort pour les viticulteurs français", samedi à Châteauneuf-du-Pape (Vaucluse).
Venu rencontrer des producteurs de vins à la mairie de Châteauneuf-du-Pape, haut lieu de la viticulture, le candidat UMP à l'élection présidentielle a affirmé qu'il voulait "redonner de la compétitivité aux viticulteurs français".
Les viticulteurs "n'en peuvent plus", a-t-il affirmé, détaillant les problèmes auxquels selon lui ils doivent faire face: "les charges sociales", "la concurrence" des vins étrangers, l'interdiction de publicité ou les contraintes de traçabilité auxquels ils sont soumis, alors que les producteurs étrangers en sont exonérés.
"Chacun sait que la consommation modérée de vin a des aspects positifs pour la santé", a assuré M. Sarkozy.
Estimant que "les producteurs doivent être défendus par l'Etat", M. Sarkozy a réaffirmé qu'il était favorable à la "réouverture du débat sur la publicité" sur le vin.
"Les prix baissent à la production, les prix montent à la consommation. je porterai le fer dans la plaie (...) Je veux aider les viticulteurs à rééquilibrer les forces entre acheteurs et viticulteurs", a-t-il également déclaré.
AFP
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mercredi 28 mars 2007
Par Admin,
mercredi 28 mars 2007 à 12:25 - Réflexions
Il faut arrêter de n’avoir pour la viticulture que l’intérêt pour ce qu’elle représente d’électoral. Il faut arrêter de ne voir dans la filière vin que le monde paysan. Ca, c’etait il y a 50 ans ! ! !
Aujourd’Hui, le vin de France, c’est encore une des plus belles expression positives de l’image de notre pays.
C’est une des plus fortes contributions ( tous secteurs confondus) à la balance commerciale de la France.
C’est une communauté dans laquelle se retrouve les viticulteurs, les négociants, les fournisseurs de produits agricoles et industriels etc.…
Une communauté de plusieurs centaine de milliers de personnes !
Mais une communauté qui contemple, année après année son déclin !
Parce qu’elle n’a pas su s’adapter au bon moment.
Elle le fait maintenant, mais trop lentement. Parce qu’elle a été baillonnée par des lois d’autant plus imbéciles qu’elles sont inefficaces : la consommation de vin baisse en France de 10% tous les 10 ans et augmente à peu près partout dans le monde.
A peu près partout dans le monde on peut librement parler du vin, le promouvoir . Sauf chez nous !
Ainsi, peu à peu, le vin est oublié par les nouvelles générations qui consomment pourtant de plus en plus de scotch whisky (nous sommes les champions du monde !) , de vodka, de téquilla et autres soft drinks sournoisement alcoolisés.
Ainsi, peu à peu, l’image de la France, référence en matière de vin, s’estompe au profit de pays de libre expression et où le vin conquiert la place qu’il perd chez nous. Nous perdons donc, nos places de leader sur les marchés export au profit de l’Australie, de la Californie, de l’Amérique du Sud mais aussi et surtout de l’Espagne et de l’Italie.
Pour faire simple, la France aura perdu environ 10 millions d’hectolitres de vins entre la baisse de la consommation domestique et la baisse des exportations de 2001 à 2010.
Soit environ 150.000 hectares de vignes, soit environ 300.000 emplois directs…
Dans le même temps, la consommation mondiale aura augmenté de 20 millions d’hectolitres, et même de 26 millions d’hectolitres si on tient compte de la France.
La France qui, ainsi, au banquet de la croissance, laisse la place à tous les autres pays producteurs, en tête desquels l’Espagne…
Que faut-il faire ? Continuer comme nous l’avons fait depuis 20 ans ? Alors, dire à la majorité des viticulteurs français qu’ils vont disparaître, qu’ils doivent disparaître parce que la société française ne veut plus d’eux et de leur produit diabolique ?
Ou, redevenir réalistes, sensés, et reconnaître que le vin, produit historique, mythique, culturel, social et économique est un élément essentiel du patrimoine français et qu’il faut non seulement, le protéger mais surtout le promouvoir à nouveau, le sortir de la zone rouge, le réhabiliter .
Non, ce n’est pas incompatible avec l’indispensable obligation de lutter contre les excès, comme contre tous les excès.
Ce ne sera pas simple car si les lois Barzac et Evin ont fait beaucoup de mal, la filière elle-même est cause de ses difficultés. Par sa fragmentation, son manque de représentation, de vision… Il faut la forcer à faire ce que seule elle ne sait pas faire .
On parle de « lobby du vin » ! C’est une plaisanterie ! Un lobby de clochers !
Enfin, et c’est essentiel, cessons de croire que la solution est l’assistanat. Arrêtons le principe des subventions qui compensent l’absence de performance ! Ce n’est pas de l’argent que la filière a besoin , c’est de soutien national, de fierté et de confiance.
Des viticulteurs devront disparaître. C’est une évidence. On ne fait pas du vin en 2007 comme en 1950 ! Ceux là il ne faut pas attendre qu’ils meurent de faim ou de résignation. Il faut les accompagner vers autre chose : la retraite ou un autre métier. Ce n’est pas en leur donnant simplement de l’argent qu’on solutionnera le problème.
Redonner aux viticulteurs, aux français, la Fierté du produit national qui est peut-être le plus connu dans le monde et le plus symbolique de notre culture et de notre histoire….
Nicolas Sarkozy, êtes vous prêts à ce challenge ?
Je le souhaite de tout cœur.
JM Chardronnier
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Par Admin,
mercredi 28 mars 2007 à 12:09 - Editos
»Pour une consommation modérée du vin ! »
Je suis particulièrement fier et heureux de la récente prise de position de Nicolas SARKOZY en faveur de la publicité pour le vin. En tant que Président du Groupe d’études viticoles de l’Assemblée nationale, et élu d’une terre viticole, je m’efforce de défendre le vin et de répéter l’importance culturelle de ce produit de nos terroirs. Le vin est devenu malgré lui un symbole des méfaits d’une consommation abusive, alors même que les enquêtes auprès des consommateurs réalisées par les organismes professionnels viticoles relèvent toutes comme un phénomène majeur la diversification importante des modes de consommation.
Le vin doit cesser d’être le symbole culturel de l’alcoolisme. Ce lieu commun malheureux, vision caricaturale de la consommation de vin, est de moins en moins avéré. Il faut éviter que la politique de santé publique ne vienne s’échouer sur l’écueil du prohibitionniste, une vision simpliste qui se concentrerait inutilement sur un produit tel que le vin, mais ne ferait en réalité que déplacer les dépendances vers d’autres produits.
Il y a un intérêt fort à associer l’ensemble du monde de la viticulture à la lutte contre l’alcoolisme. C’est un des objectifs du groupe d’études parlementaires sur la viticulture.
La lutte contre l’alcoolisme ne doit pas occulter les autres effets sur la santé de la consommation de vin. Le débat sur la santé est vif et passionné. Il y a intérêt à considérer le vin dans l'ensemble de ses composantes, depuis sa composition biochimique jusqu'à ses modes de consommation, afin d'essayer de mesurer de manière globale ses effets sur la santé et définir les modes de communication les plus adaptés.
Le vin, objet de culture
Le vin apparaît, aux yeux de nos compatriotes ainsi qu’à l’étranger, comme un élément consubstantiel de l’identité française. Il existe actuellement en France un rapport patrimonial et culturel par rapport à l’alimentation en général, qui se développe autour des valeurs de terroirs et d’origine. Dans le monde viticole, la division est aujourd’hui nette sur le plan international entre les pays qui accordent la primauté à l’origine et ceux qui veulent avoir la liberté de vendre de la marque ou du cépage.
Le vin, enjeu territorial
Les parlementaires du groupe d’études sont à l’origine de plusieurs amendements à la loi sur le développement des territoires ruraux visant à améliorer le dispositif législatif relatif à la protection des terroirs.
Les amendements présentés et adoptés font obligation aux autorités compétentes de motiver les décisions d’aménagement de l’espace portant atteintes aux aires d’appellation. Ces autorités (préfets ou maires) devront motiver leur refus de suivre un avis défavorable du ministère de l’agriculture à l’encontre d’un projet d’aménagement du sol ou du sous-sol touchant une zone d’appellation d’origine.
Puis, lors de la deuxième lecture de ce texte, j’ai fait adopter un amendement qui permet la publicité collective du vin, drastiquement réduite par la loi Evin de 1991. Cet amendement est capital car il permet à la publicité de comporter des références et représentations relatives aux spécificités qualitatives du produit.
La baisse des ventes de vins en France est en effet régulière depuis plusieurs années. La consommation dans les restaurants est en chute de 15 à 20. A l'exportation, avec un euro trop élevé face au dollar, la situation est encore plus inquiétante : en 2003, les exportations de vins d'appellation sont en baisse de près de 9 %. Face à ce basculement, structurel autant que conjoncturel, amorcé depuis plusieurs années et accentué avec le ralentissement général de l'après-11 septembre 2001, la filière du vin se voit aujourd'hui pénalisée par le discours contre la consommation excessive d'alcool et les dérives du caractère prohibitionniste de la loi Evin.
Il s’agissait ainsi d’agir, ce qui a été fait, et les modifications proposées par cet amendement ont pour vocation d'encadrer et de prendre en considération la publicité collective et ses spécificités, sans pour autant remettre en cause les principes encadrant la publicité pour les boissons alcoolisées.
Nicolas SARKOZY a donc eu tout à fait raison de prendre une position claire et précise en faveur d’une publicité sur une consommation modérée du vin et d’apporter cette précision essentielle que le vin n’est assimilable ni au tabac ou à la drogue, ne serait-ce que par la qualité, toujours plus grande, de ce produit.
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samedi 10 mars 2007
Par Admin,
samedi 10 mars 2007 à 13:08 - Réflexions
"Objet : 4 mesures pour aider la filière vignes et vin !"
Monsieur le Président,
Depuis que nous avons mis en ligne le site Internet « Les Viticulteurs avec Nicolas Sarkozy », il y a 15 jours, nous avons enregistré 6000 connections.
Votre programme contient des mesures générales de nature à rassurer notre filière (revalorisation du travail, sortie de la perspective des 35 heures, droits de succession, …). En cette période de crise, les viticulteurs attendent de vous, aussi, des mesures pour aider la viticulture. Depuis 10 ans, de nombreuses tables rondes ont été constituées, de nombreux observatoires ont été entendus, de nombreux rapports ont été écris…
Aujourd’hui il faut agir ! Ségolène Royale annonce des « états généraux de l’agriculture », nous avons besoin d’actions, de décisions, de fermes convictions ! Selon notre analyse voici 4 mesures pour la filière vignes et vins :
Mesure n°1 : à l’instar de ce qui se pratique chez nos voisins espagnols, ou anglais, ou bien en s’inspirant du programme éduc’alcool des Canadiens, autoriser une communication et une éducation sur la consommation « culturelle » de vin, produit de terroir, partie de notre histoire, ingrédient du régime alimentaire européen, bénéfique pour la santé. Cette promotion ne doit pas être opposée à une lutte contre l’alcoolisme sous toutes ces formes et à un encouragement à la responsabilité individuelle concernant l’alcool au volant.
Mesure n° 2 : faire un audit mondial sur les taxes et barrières douanières concernant le vin, sur tous les marchés du monde en comparant le traitement des vins du nouveau monde (Australie, Chili, …) et celui pratiqué sur les vins Français et Européens. Est-il bien normal que les taxes à l’entrée au Royaume-Uni soient de 1€87, pour une bouteille de vin « entrée de gamme » achetée entre 1€50 3€00 au producteur ? Est-il bien normal que pour avoir accès au marché Coréen les vins Chilien ne soit soumis à aucune taxe, contrairement aux vins Français ?
Mesure n° 3 : simplifier les organismes de tutelle de la viticulture en France qui sont environ 400 et qui sont autant de coteries et de citadelles…Un enchevêtrement d’organismes et d’administrations qui empêche toute prise de décision rapide quand une filière doit accomplir des changements profonds. Un petit monde dans lequel de nombreuses personnes ont le pouvoir de dire « non » mais où personne n’a le pourvoir de dire « oui, on y va » ! Nous avons besoin de dégripper la filière !
Mesure n°4 : permettre la décentralisation des prises de décisions dans chaque région et la mise en place de processus démocratiques au sein des bassins de production. Intégrer à nos réflexions, la grande distribution française, afin de mettre en place, ensemble, des outils de meilleure répartition des marges entre les différents opérateurs, du producteur au consommateur.
Dans l’attente et dans l’espérance… parce qu’« Ensemble
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Par Admin,
samedi 10 mars 2007 à 12:56 - Editos

Chers Amis Vignerons,
A l’étranger, le vin c’est la France et la France, c’est le vin.
Même si la viticulture puise ses plus longues racines au fond des âges,
Même si on en trouve les premières traces avec les premières civilisations de la Chine,
Même si la légende la plus ancienne attribue la découverte du vin à un roi de Perse qui aurait voulu en faire un poison… déjà,
C’est finalement, la France que la viticulture a choisit.
Et, depuis ces temps reculés, la viticulture française n’a eu de cesse de progresser qualitativement et quantitativement.
Malheureusement, l’histoire du vin et de la viticulture est aussi marquée par celle de ses crises.
Et, les causes de la crise viticole actuelle, nous les connaissons, une baisse de la consommation intérieure de vin, des changements dans la manière de consommer le vin, et une concurrence désormais mondiale.
La concurrence des vins de pays comme, les Etats-Unis, l’Australie, l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Chili, la Hongrie et la Nouvelle-Zélande, constitue le principal fait nouveau de ces vingt dernières années.
Et, que dire de la Chine lorsque celle-ci s’éveillera car il convient de garder à l’esprit, qu’à l’heure actuelle, c’est le pays où l’on plante le plus de vignes et où la consommation en vin augmente le plus.
Mais, ARRÊTONS de voir ici une concurrence mais plutôt un atout considérable pour nos futures exportations.
ARRÊTONS de compter sur les interventions de l’Etat et de l’Europe pour panser la plaie à défaut de soigner la source du mal, même si nous ne pouvons négliger l’aide considérable qu’ils apportent à notre viticulture.
REAGISSONS ! BATTONS-NOUS !
Et comme le dit Nicolas SARKOZY « dans la vie, il y a les spectateurs et il y a les acteurs. Il y a ceux qui regardent et il y a ceux qui agissent, ceux qui ont des désirs et ceux qui les réalisent »…
Une seule voie s’offre aujourd’hui à la viticulture :
Conserver notre identité et notre savoir-faire tout en nous adaptant à l’évolution et aux exigences du marché mondial.
Pour cela, il faut ensemble :
EDUQUER nos jeunes à l’amour du vin en tant que produit du terroir.
INNOVER. La progression des ventes du vin biologique en est un bon exemple.
FEDERER les milliers d’acteurs de la viticulture afin de mettre en place une véritable promotion des vins français à l’étranger.
Et, soyez assurés, Chers Amis Vignerons, que je suis déterminé à soutenir la viticulture en l’aidant, avec vous, à construire son avenir.
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mardi 27 février 2007
Par Admin,
mardi 27 février 2007 à 12:01 - Articles de Presse
Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il était prêt à autoriser la publicité sur le vin s'il était élu président de la République en mai prochain.
"Le vin n'est pas une drogue. Assimiler le vin au tabac ou à la drogue, c'est une erreur", a dit le ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP lors d'une rencontre avec des vignerons, à Sancerre, au coeur d'une des grandes terres viticoles de France.
"La viticulture n'est pas simplement une activité économique, c'est une tradition française, c'est une identité française, c'est un savoir-faire français", a-t-il ajouté. "D'où ma proposition d'ouvrir la publicité s'agissant de la consommation de vin lorsque c'est raisonnable."
Il a estimé qu'on ne pouvait pas demander à la viticulture française d'être en concurrence avec la viticulture "du monde entier" si on ne lui permettait pas "de se battre à armes égales."
"On ne peut pas vous demander de faire la compétition alors que les autres ont le droit de faire de la publicité (et que) vous, vous n'avez pas le droit", a-t-il expliqué. "Donc je souhaite qu'on puisse discuter tranquillement de cette question. Il m'apparaît facile de trouver une solution."
Nicolas Sarkozy a d'autre part souhaité un rééquilibrage du "partage de la richesse" entre les producteurs de vin et les distributeurs. "A force de tordre le prix, le viticulteur, on va finir par ne plus le rémunérer pour son travail", a-t-il dit.
Il a en revanche déclaré qu'il resterait intransigeant en ce qui concerne les contrôles de l'alcoolémie sur la route, qui ont permis de sauver des milliers de vies.
"Si on a sauvé des vies - 10.000 vies sauvées et 100.000 blessés épargnés - c'est parce qu'on a fait des contrôles", a expliqué le ministre de l'Intérieur. "Qu'on ne compte pas sur moi pour faire preuve de faiblesse (...) Si je suis élu président de la République, je n'aurai aucune faiblesse à l'endroit des délinquants en général et des délinquants de la route en particulier.
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