flecheEdito du Lundi 26 Février 2007 : Jean-François Régère

EDITORIAL DE LA SEMAINE :
par Jean-François Régère
Député de la Gironde, Conseiller Général de Saint-Vivien, Maire de Talais

Le vin est le fruit du travail des hommes 

La viticulture française est aujourd’hui à un moment important de son histoire. Près de 8 milliards d’euros d’exportation témoignent de ses succès mais la baisse des ventes, la recrudescence de la concurrence étrangère (USA, Australie, Afrique du Sud, Argentine, Chili…), la chute de la consommation domestique sont autant de signes qui démontrent le malaise du monde viticole.

Nous connaissons tous la place importante du vin dans le paysage, l’économie et la culture de la France, de la Gironde et du Médoc. Il est devenu bien autre chose qu’un simple produit agricole. De moins en moins considéré comme un simple aliment, il accompagne, met en valeur, et parfois même sublime notre table.

Le vin est tout un monde chargé d’une très forte dimension culturelle et patrimoniale. Il a tracé toute notre histoire, dessiné nos paysages, façonné notre géographie et il continue à faire battre le cœur économique et social de notre département ; il fait partie de notre histoire, de notre identité et de notre avenir.

Le marché du vin se mondialise, mais comment veut-on que nos viticulteurs soient bien placés dans cette compétition si la culture du vin décline en France ?

Le vin est et restera le symbole d’un savoir-faire ancestral, d’un moment de convivialité et de plaisir que partage l’ensemble des consommateurs. Nous devons donc conserver, encourager et développer cette image forte de notre tradition française.

La viticulture française a largement les moyens de ses ambitions. La diversité et la complémentarité de ses productions, l’image d’authenticité qui est la sienne comptent parmi ses meilleurs atouts.

Une éducation du consommateur à la modération, en insistant sur la qualité du produit, devrait donc être efficiente en terme de santé publique plutôt qu’une prohibition aveugle.

Le vin est le fruit du travail des hommes. En l’espèce comme en bien d’autres domaines, l’excès est condamnable mais la modération est bonne.

C’est pourquoi, il faut enfin engager aux cotés de Nicolas Sarkozy des mesures responsables, objectives et positives sur ce nectar si précieux et ainsi soutenir efficacement l’ensemble de la filière viti-vinicole.

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